Frédéric Petit, directeur du développement durable de l'agence ICOM, revient du Sommet de Copenhague et nous livre ses premières impressions.


Comment t’es-tu retrouvé à Copenhague ? Pure Impression a été l’un des trois imprimeur européen convié par Antalis et Arjowiggins*  à assister au sommet de Copenhague sur le changement climatique. Et Marise Dematé, la directrice marketing et communication de Pure Impression, m’a demandé de l’accompagner.


Un accès VIP ? Presque ! J’ai bénéficié d’une accréditation par l’intermédiaire de l’ONG Responding to Climate. J’ai ainsi pu assister aux conférences et aux plénières au Bella Center** en présence des représentants des 192 pays. J’ai mesuré l’ampleur du travail des ONG internationales. J’ai surtout été étonné par la jeunesse de leurs  représentants et par leur implication dans les problèmes de déforestation notamment, enjeu significatif de nos métiers de communication. Ils ont manifesté bruyamment leurs passions et leurs convictions. C’était très sympa !


Quel est ton ressenti sur ce que tu as entendu lors des conférences ? Sur la forme, les débats sont très techniques. Même s’il y avait une traduction en français. Sur le fond, on s’aperçoit combien il est difficile de trouver un consensus entre les pays du sud - qui demandent 100 milliards de dollars - et les pays du nord - en pleine crise économique. Pas évident non plus de s’entendre sur des objectifs de réduction de GES hyper contraignants. Comme en témoigne Bettina Laville dans une interview de la dépêche spéciale Copenhague du Comité 21 : “La crise était le signe du basculement du monde. Copenhague entérine cette perspective. La Chine, l’Inde, les Etats-Unis ont négocié l’accord entre eux, « rejoints » par l’Union européenne”. Personnellement, je suis très fier d’avoir participé à un tel rendez-vous, tant pour ICOM que pour moi.



On dit que les pays du nord de l’Europe sont exemplaires. Mythe ou réalité ? L’accueil et la prise en charge d’Antalis et d’Arjowiggins ont été exceptionnels. J’ai pu visiter Copenhague en compagnie de Karin Hoga et Brigitte Legeay***. Sinon j’ai dû attendre 3 heures dans le froid mon sésame d’entrée au Bella Center.  Le soir, Hervé Poncin, directeur général Antalis international, et Christophe André, directeur général Arjowiggins, nous ont rejoints pour un dîner et une soirée très conviviale. 

Alors mythe ou réalité ? Les peuples d’Europe du Nord ont une vraie culture de l’écologie. Ils ont moins de contradictions que les peuples du sud de l’Europe. Par exemple, notre hôtel Scandic était écolabellisé Nordic Swan. Mais c’est le cas de nombreux établissements de l’hôtellerie danoise. Tous les produits disponibles dans les chambres répondent à l’exigence du référentiel. De plus, près de 30% des danois utilisent le vélo comme mode de déplacement avec des infrastructures qui permettent une circulation sans danger. Les feux rouges piétons sont respectés, empêchant ainsi l’anarchie que nous rencontrons dans nos villes. Bref, de beaux exemples de cohérence et de savoir vivre !

Agir ou pas : quelle différence ? Ne rien faire, c’est accepter la suprématie des lois de la rentabilité sur celles de la nature, où le culte du court terme empêche de préparer l’avenir des générations futures. Pourtant, le coût de l’inaction est nettement supérieur au coût de la prévention. C'est ce que démontre le rapport Stern, qui a conclu que le réchauffement freinerait la croissance de l’économie mondiale d'environ 20%, alors qu’y mettre un terme coûterait à peine 3% du PIB. Cela dit, quelqu'un veut-il essayer de calculer la facture environnementale du sommet de Copenhague ?

Prochains rendez-vous : Bonn en juin 2010 et Mexico en décembre 2010.

(*) Respectivement distributeur de papier et papetier 

(**) Le centre des congrès de Copenhague

(***)- Respectivement Directrice commerciale distribution Europe du Sud Arjowiggins et responsable presse et relation publique Arjowiggins Graphic


Des campagnes d’affichages dans le métro pointent du doigt l’incohérence entre discours et actes de nos gouvernants.

Ici la campagne de Greenpeace qui, après Barak Obama et José Luis Zapatero, met en scène le Chef de l’État français,

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Nous ne l'avons pas fait. Copenhague 2009 - agissez maintenant - changez l'avenir ”

Liens utiles

www.pure-impression.fr

www.antalis.fr

www.arjowiggins.com

www.unfccc.int

www.en.cop15.dk

www.rtcc.org

www.comite21.org

www.scandichotels.com

www.svanen.nu/eng